Aimer ou fuir la solitude ? Faire le deuil pour mieux se réinventer

Parfois, on croit aimer.

On s’accroche. On s’investit. On se donne. On accepte ce qu’on n’aurait jamais dû accepter.

Et puis un jour, on réalise : ce n’était peut-être pas de l’amour. C’était la peur. La peur du vide. La peur de se retrouver face à soi-même. La peur de cette solitude qui fait si mal.

Alors on reste. On recommence. On enchaîne. Pour ne pas être seul(e).

Mais fuir la solitude, ce n’est pas aimer. C’est survivre.

Et si, avant de chercher à aimer à nouveau, on prenait le temps de faire le deuil ? Le deuil de ce qui n’a pas fonctionné. Le deuil de celui ou celle qu’on a été. Pour enfin se réinventer.

 

Quand l’amour n’est qu’un refuge

Il y a des relations qui ressemblent à l’amour. Elles en ont la forme, les gestes, les mots.

Mais au fond, elles ne nourrissent pas. Elles remplissent.

Elles remplissent un vide. Un manque. Une blessure ancienne qui n’a jamais vraiment cicatrisé.

Les signes qui peuvent alerter :

  • Vous avez peur d’être seul(e), même quelques jours
  • Vous enchaînez les relations sans temps de pause
  • Vous restez dans une relation qui vous fait souffrir, « parce que c’est mieux que rien »
  • Vous vous sentez incomplet(e) sans partenaire
  • Vous avez besoin de l’autre pour vous sentir exister
  • Vous confondez attachement et amour

Ce n’est pas un jugement. C’est une réalité que beaucoup traversent, souvent sans en avoir conscience.

 

La solitude fait peur, et c’est normal

La solitude a mauvaise réputation. On l’associe à l’échec, au rejet, à l’abandon.

Pourtant, être seul(e) et se sentir seul(e) sont deux choses très différentes.

On peut être entouré(e) et se sentir terriblement seul(e). On peut être seul(e) et se sentir profondément en paix.

La différence ? La relation qu’on entretient avec soi-même.

Quand on fuit la solitude, on fuit en réalité quelque chose de plus profond : le face-à-face avec soi. Avec ses blessures. Avec ses peurs. Avec ce qu’on n’a jamais osé regarder en face.

 

Ce qu’on évite en évitant la solitude

Derrière la peur d’être seul(e), il y a souvent :

  • Une blessure d’abandon — la peur viscérale d’être quitté(e), rejeté(e), oublié(e)
  • Un manque de valeur personnelle — le sentiment de ne pas mériter l’amour, de n’être « pas assez »
  • Des émotions non digérées — une tristesse, une colère, un deuil qui n’a jamais été fait
  • Une identité construite sur le regard de l’autre — sans partenaire, on ne sait plus qui on est

Ces blessures ne disparaissent pas dans une nouvelle relation. Elles se taisent, un temps. Puis elles resurgissent, encore et encore, jusqu’à ce qu’on accepte de les regarder.

 

Faire le deuil : de quoi parle-t-on vraiment ?

Quand on parle de deuil, on pense souvent à la mort. Mais le deuil, c’est bien plus que ça.

C’est accepter que quelque chose est terminé. Définitivement.

Dans le contexte relationnel, faire le deuil peut signifier :

  • Faire le deuil d’une relation passée
  • Faire le deuil de l’image idéalisée de l’autre
  • Faire le deuil de ce qu’on espérait et qui n’est jamais arrivé
  • Faire le deuil de la personne qu’on était dans cette relation
  • Faire le deuil d’un schéma répétitif qui ne fonctionne plus

Tant qu’on n’a pas fait ce deuil, on porte le passé dans chaque nouvelle histoire. On reproduit. On projette. On espère que cette fois sera différente, sans avoir changé ce qui devait l’être.

Les étapes du deuil relationnel

Le deuil n’est pas linéaire. Il avance, recule, tourne en rond parfois. Mais certaines étapes reviennent souvent :

1. Le déni « Ce n’est pas vraiment fini. » « On va se remettre ensemble. » « Ce n’était pas si grave. »

2. La colère Contre l’autre. Contre soi. Contre la vie. « Pourquoi moi ? » « C’est injuste. »

3. Le marchandage « Si j’avais fait différemment… » « Peut-être que si je change, ça marchera. »

4. La tristesse Le cœur du deuil. Pleurer ce qui n’est plus. Accepter la perte.

5. L’acceptation Non pas « oublier », mais intégrer. Transformer la blessure en sagesse. Avancer.

 

Se réinventer : qu’est-ce que ça veut dire ?

Se réinventer, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre.

C’est revenir à soi. À qui on est vraiment, sous les couches de peur, de conditionnements, d’attentes des autres.

C’est se poser les vraies questions :

  • Qu’est-ce que je veux vraiment, moi ?
  • Qu’est-ce que j’ai accepté par peur d’être seul(e) ?
  • Quelles sont mes valeurs profondes ?
  • De quoi ai-je besoin pour me sentir bien, avec ou sans partenaire ?

Se réinventer, c’est aussi apprendre à s’aimer soi-même. Pas d’un amour narcissique, mais d’un amour doux, patient, inconditionnel. Celui qu’on cherche désespérément chez l’autre, alors qu’il doit d’abord venir de soi.

 

La kinésiologie pour accompagner ce chemin

Ce travail de deuil et de reconstruction est profond. Il touche à des blessures anciennes, parfois enfouies depuis l’enfance.

La kinésiologie peut accompagner ce processus en aidant à :

  • Identifier les blocages émotionnels liés aux relations passées
  • Libérer les mémoires d’abandon, de rejet, de trahison
  • Apaiser le système nerveux pour sortir du mode survie
  • Restaurer la confiance en soi et l’estime personnelle
  • Se reconnecter à ses ressources intérieures

Elle ne remplace pas un travail thérapeutique si nécessaire, mais elle vient en complément, en travaillant sur la dimension émotionnelle et énergétique de ces blessures.

✦ La kinésiologie, c'est quoi ?

La kinésiologie est une approche douce qui utilise le test musculaire pour identifier les stress et blocages émotionnels. Elle permet de libérer ce qui perturbe l'équilibre du corps et de l'esprit, et de retrouver l'accès à vos ressources intérieures.

En savoir plus sur la kinésiologie →

Aimer vraiment, ça ressemble à quoi ?

Quand on a fait ce travail sur soi, l’amour change de visage.

Il n’est plus un besoin. Il devient un choix.

Aimer vraiment, c’est :

  • Être bien seul(e), et choisir d’être à deux
  • Ne pas attendre de l’autre qu’il comble nos manques
  • Aimer l’autre pour ce qu’il est, pas pour ce qu’il nous apporte
  • Pouvoir partir si la relation ne nous convient plus
  • Se sentir entier(e), avec ou sans partenaire

Ce n’est pas un idéal inaccessible. C’est un chemin. Et chaque pas compte.

 

Et si, au lieu de fuir, on s’arrêtait ?

La prochaine fois que la solitude vous fait peur, posez-vous cette question :

De quoi ai-je vraiment peur ?

Peut-être que la réponse vous surprendra. Peut-être qu’elle vous éclairera.

Et peut-être que c’est là, dans ce face-à-face avec vous-même, que tout peut commencer à changer.

Faire le deuil, ce n’est pas tirer un trait. C’est transformer.

Se réinventer, ce n’est pas effacer. C’est s’ouvrir.

Et aimer vraiment, ça commence par oser se rencontrer soi-même.

Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Si vous ressentez le besoin d'être accompagné(e) pour débloquer une situation ou retrouver votre sérénité, je vous propose un échange pour en parler.

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Important : La kinésiologie est une approche complémentaire qui ne se substitue pas à un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Consultez toujours un professionnel de santé pour toute question d'ordre médical ou psychologique.